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Dommages collatéraux

 
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Annie
Médecin

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MessagePosté le: Sam 15 Mar - 14:17 (2008) 
Sujet du message: Dommages collatéraux
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Ce n'est pas encore l'après midi, Annie s'est levé quelques heures plutôt. Elle savait ce qui l'attendait comme journée. Les combats allaient certainement amener un flux de blessés, une quantité certaine de malades, de mourants. Depuis le début de cette révolution, tous les hôpitaux avait été réquisitionné par l'armée, sans exception. Les blessés étaient plus nombreux qu'on l'avait pensé, les dégâts était plus importants. Annie avait accepté de donner son aide à l'hôpital de bonne espérance, l'hôpital le plus grand et le plus équipé de tout le quartier. Il avait été construit, disait-on, avant l'avènement de la Monarchie, mais pouvait-on seulement savoir si un jour il n'y avait pas eu de Monarchie. C'était un secret bien gardé. Annie n'avait jamais eu la curiosité d'aller chercher plus loin. Elle ne se souciait que peu de cela. L'hôpital était le mieux équipé, mais aussi le plus cher de toute la ville. On y voyait passé ici les personnalités, un étage privé, gardé en permanence par des gardes du corps leur était réservé. Les fans ou les photographes avaient l'habitude de venir siéger devant la porte de l'hôpital espérant apercevoir les célébrités ou apprendre quel était leur mal. Peu y arrivaient vraiment, seul les plus malins arrivaient à passer les lignes de gardes.

L'exploit avait été réussit une dizaine d'année auparavant, par un photographe de renommé qui avait subtilisé la clé d'un ascenseur privé, celui du gérant de l'hôpital, il avait pu entrer par cette porte, qui n'était pas gardée. Il avait prit des dizaines de photos. Le scandale avait faillit faire perde sa réputation à l'hôpital. Pendant des semaines, le patron avait lutté pour pouvoir garder sa clientèle. Mais le fait est qu'il possède l'hôpital le meilleur de toute la ville, et que l'incident ne s'est pas reproduit depuis. En revanche, le photographe de génie, avait gagné une telle somme d'argent dans l'affaire qu'il ouvrit son propre journal. Sa richesse s'est alors accrue, le comble veut que maintenant, il est lui aussi forcé d'utiliser l'étage réservé lorsqu'il en a besoin. Mais on ne l'autorise plus à y faire entrer d'appareil photo, il accepte sans problème, il se trouve dans la même situation que ses habituelles proies aujourd'hui.

Mais aujourd'hui, plus question de soigner des vedettes ou même des accident quotidiens sans attendre plus de six heures. Les couloirs, les chambres, les salles d'attentes sont toutes remplies de soldats agonisant, blessés ou malades. L'étage d'habitude si prestigieux est lui-même peuplé des officiers hauts placés qui ont eut eux aussi des ennuis dans les émeutes. Malgré la surpopulation de l'étage en question, il reste malgré tout le plus calme. Les officiers restent dignes, même dans leurs souffrances. Ailleurs les cris et le pleurs dominent les ordres des médecins qui tentent tant bien que mal de sauver un maximum de leurs patients. Les civils passent après à moins d'une urgence extrême, c'est l'ordre du général. Qui s'est lui même suicidé, ne pouvant supporter l'idée de défaite.

Annie elle parcours les couloir évalue les différentes personnes qui s'y trouve. Celui là a une légère blessure au bras, il s'est prit une balle dans juste au dessous de l'épaule. La blessure s'infecte. Annie ne l'envoie pas à un autre médecin, la balle n'est plus logé dans le corps de la victime, elle lui touche la main, lui envoie une vague d'énergie. La blessure ne saigne plus, se referme, plus d'infection, peu de douleur. Le soldat la remercie. Celui-ci en revanche une balle dans la hanche il vient d'arriver, son rein est touché. Elle lui insuffle de l'énergie, mais il lui faudra une intervention chirurgicale, vite. On l'emmène. Elle continue en soignant ceux quelle peut soigner, elle délègue les autres. Elle est la seule à posséder ce pouvoir. Elle est très sollicité. Bientôt elle se sent faiblir. Elle perd de l'énergie. Il lui en faut plus, sinon, elle ne pourra pas continuer. Un soldat aide à disposer les malades l'entend demander de l'aide. Elle lui explique rapidement, il lui faut un générateur, elle lui donne les clés de la réserve. Il y cours. Elle a cinq minute de pause pas plus. Elle va se laver les mains.

Elle arrive dans les toilettes, fait couler le robinet. En même temps qu'ellese lave les mains, elle prend l'énergie du cours d'eau qui lui passe sur les mains. C'est déjà cela. Elle s'essuie. Ce matin, le nouveau général à lancé une offensive gigantesque on dit que les combats ont cessé un peu partout, que l'armée a repris du terrain. Un soldat qu'elle a soigné lui a dit qu'il était fier, il s'était bien battu. Un autre lui a même dit que le général en personne était dans la rue où il avait été blessé. Il a été touché dès les premiers combats, il ne sait pas ce qu'il s'y est passé. Mais le général avait l'air confiant et de toute manière les révolutionnaires reculaient sans trop de résistance, ils seraient aisément vaincus. Annie se demandait quel était l'intérêt de ses combat. L'assemblée était justement là pour le peuple, elle s'occupait de celui-ci face aux abus des autorités. Mais sa naïveté l'empêchait de voir que l'assemblée n'était qu'un semblant de démocratie, qu'en réalité, il n'y avait pas de pouvoir entre les mains des députés.

Elle retourne dans les couloirs. Le soldat la cherche dans la foule. Elle lui fait signe. Il lui apporte le générateur. Elle prend toute l'énergie et recommence ses soins. Il semble que les blessés arrivent sans arrêts. Elle se demande si les combats sont vraiment arrêtés ? Ou si ce n'est qu'un mensonge inventé par certains pour rassurer les médecins et leurs camarades. L'idée de victoire est très présente ici. On pense que dans un mois, cette guerre civile sera terminée qu'il n'y aura plus de révolution. Vive la Monarchie cri même un capitaine, souriant, un balle lui a paralysé la jambe droite. Vive le général Yorn ! crient les vétérans.
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MessagePosté le: Sam 15 Mar - 14:17 (2008) 
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Olianë Stidirië
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MessagePosté le: Mar 18 Mar - 16:52 (2008) 
Sujet du message: Dommages collatéraux
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Devant l’hôpital de Bonne Espérance, l’activité était fébrile. Des dizaines d’infirmiers, de médecins et de militaires, accompagnés de Loyalistes, allaient et venaient devant la bâtisse, déchargeant les ambulances des blessés qui affluaient du front sans discontinuer. Des combats se déroulaient quelques rues plus loin, et on pouvait entendre les coups de feu crépiter un peu partout. Les hurlements des réacteurs d’avions de ravitaillement déchiraient l’air, lui-même charriant une odeur de mort et de poudre. Et devant la porte principale où se bousculaient médecins et ambulanciers, les bras chargés de brancards, de blessés légers, de matériel de soin et d’outils d’opération d’urgence, se trouvait une frêle silhouette féminine aux cheveux roux. L’Elfe observait les environs et ce qui se passait avec un intérêt journalistique, mêlé à un dégoût croissant.

Olianë était mi-terrifiée, mi-en colère. C’était là le seul exemple de négociation dont le Monarque faisait preuve. Des blessés par dizaines arrivaient à chaque instant, les uns dans des ambulances, les autres aidés de leurs camarades. Certains même arrivaient seuls, parfois touchés au-delà de la résistance humaine. La jeune femme, elle, était là dans le but d’un reportage pour son journal. Elle faisait partie d’un hebdomadaire de la ville, qui depuis peu s’était rallié plus ou moins à la cause Révolutionnaire, même si il dénonçait leurs exactions et leurs abus. Les articles étaient même parfois très remontés envers eux, ou la Monarchie. Elle avait à la main un petit enregistreur, grâce auquel elle enregistrait ses impressions, puis elle mettrait tout à l’écrit à l’aide de son ordinateur portable. Elle lança quelques mots, puis entendit un bruit de cavalcade. La rue commençait à se dégager, et Olianë comprit vite pourquoi. Une troupe d’une quinzaine de soldats encerclait des civils, une petite dizaine, et commençait à les pousser contre le mur. Pas besoin d’être un génie pour comprendre ce qui allait se passer.

La jeune Elfe descendit les escaliers, et vit les militaires se mettre en ligne. Les Révolutionnaires les invectivaient, les insultaient, ou les encourageaient à les rallier. Les soldats, les visages déformés par la haine, se contentèrent d’épauler leurs fusils et ouvrirent le feu. Les condamnés s’écroulèrent tous, sous le regard horrifié d’Olianë. Ce genre d’exécutions sommaires se répandait de plus en plus, en guise de représailles des soldats, et cela la révoltait. D’un pas raide, elle commença à remonter les marches pour continuer son reportage à l’intérieur, quand un rugissement de moteur se fit entendre au coin de la rue. Malgré elle, la journaliste se retourna. Deux pick-up foncèrent vers l’hôpital, avec à l’arrière des hommes armés. Des Révolutionnaires, qui rejoignaient probablement leur camp de base par le plus court chemin. Olianë eut un réflexe qu’elle avait acquis depuis deux semaines et qui lui avait sauvé la vie plusieurs fois dans cette ville en ébullition : elle se jeta à terre, mains sur la nuque.

Il y eut une fusillade intense. Les balles crépitèrent, une grenade explosa. Il y eut des cris et des râles. Un soldat épaula son fusil, mais ne réussit qu’à se faire presque couper en deux par une rafale. Les soldats du peloton d’exécution tombèrent, blessés ou morts. Des médecins furent touchés, et de nombreuses vitres explosèrent sous l’impact des balles. Les marches furent cisaillées sous les tirs, et Olianë crut un instant qu’elle allait être touchée. Puis les tirs cessèrent, les moteurs s’éloignèrent. Elle se releva et se retrouva face à un spectacle au moins aussi terrible que l’exécution : des corps d’infirmiers et d’infirmières tués, ainsi que des médecins s’efforçant de soigner tous les blessés. La journaliste oublia son travail et dévala les marches pour aider les touchés, qui étaient nombreux. Il y avait une bonne quinzaine de morts, et deux à trois fois plus de blessés. La foule devant l’hôpital était dispersée, les uns courant à l’intérieur se protéger ou demander de l’aide, les autres s’occupant des corps à terre. Elle se pencha sur un médecin touché au bras et commença à lui confectionner un bandage avec sa manche.


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Annie
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MessagePosté le: Mer 19 Mar - 01:49 (2008) 
Sujet du message: Dommages collatéraux
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Annie soigne encore des blessé, tous sont des cas différents. Chacun à été touché différemment, aucun n'est pareil qu'un autre. Il faut souvent reléguer aux collèges, amener d'urgences certains d'entre eux à la chirurgie, qu'elle se refuse à faire. Elle est plus utile ici, la chirurgie n'a jamais été son fort. Elle n'a jamais aimé en faire non plus, seulement dans les cas d'urgence où elle se trouve seule à pouvoir agir. Mais ici, ça n'arrête pas, il y en a qui vienne, tout le temps. On dirait que c'est un carnage et pourtant, les soldats sont plutôt content d'eux. Ils sont fier, ils disent avoir gagner. Un soldat qu'elle soigne, lui sourit, il se vente un peu, tentant de la séduire un peu. Il affirme que l'armée l'emporte, qu'il s'est très bien battu, il sait qu'après de tels exploits, le Monarque, et même le général Yorn viendront le voir en personne. Annie remarque qu'il place son général avant même le monarque. Elle sourit et ne dit rien, elle le soigne. Apparemment, ce général avait une très bonne réputation. Elle continue, allant vers l'entrée, pour soigner et classer les nouveaux arrivants. Toujours aussi gai et mal en point.

Depuis le matin, on entend les combat, l'hôpital constitue un point stratégique depuis le début du conflit et les soldats tiennent avec ferveur. Ce matin, les explosions, les coups de feu étaient à peine trois rues plus loin. On a vu passer un contingent entier, venu prendre l'ennemi par le flanc. La terreur n'est pas loin et envoyait ses enfants jusqu'ici. Puis, au fil des heures, les bruits se sont éloignés. Les soldats affirment qu'au moins une dizaine de rues avaient été reprises, partout. C'est une victoire. Mais, malgré l'éloignement, on continue d'entendre les bruits des combats. Ce n'est pas fini. Dehors un agitation se fait entendre, des cris, des insultes, des invitations même. Puis une série de coup de feu. Annie se retourne et, par un réflexe qui lui est propre, elle crée des boules d'énergies destructrices dans ses mains. On vient d'abattre des prisonniers. Elle voit les corps étendus. Pourquoi tue-t-on l'ennemi ainsi, comment se fait-il que le respect de l'adversaire ai disparu ? Les soldats qui se battent en face, restent des soldats, même sans l'uniforme. Alors pourquoi s'acharner sur eux comme s'il s'agissait d'animaux ? Elle ne sait pas et ne cherche pas à comprendre pour le moment.

Elle soigne un patient, un blessé légé. Son pouvoir est loin d'être le plus efficace ici, elle le sait. Il y a dans l'hôpital deux médecins qui possédent un pouvoir de guérison. Avec eux tout est simple. Les blessés quelles que soient leur mal, viennent et ressortent quelques instants plus tard, pour repartir mourir pour la Monarchie. Il y a quelques officiers qui viennent réunir des pelotons mixte de rétablis et les emmener sur le front. Personne ne se plaint ici. Il règne un sentiment général de gaieté. On a déjà gagné.

Soudain deux moteurs retentissent il arrivent à toute pompe. Ce n'est pas le premier véhicule qui passe, on ne se méfie pas. Certainement des renfort. Son blessé est rétabli. Elle s'apprête à passer à un autre. Mais les deux véhicules sont chargés de révolutionnaires armés, une série de tirs, une explosion, le tout dirigé contre l'hôpital. Les véhicules filent, disparaissent vers les combats. Une explosion lointaine, on devine aisément ce qu'il s'est passé. Annie s'est baissé cette fois-ci, comme d'autres, elle a tenté de protéger sa tête avec ses mains. Ce qui est inutile. Elle se relève, l'elfe qu'elle venait de soigner est mort. Cela la déconcerte. Elle regarde vers l'extérieur. Observe les dégâts, des morts, surtouts des soldats et des blessés, surtout des médecins, il faut aller les aider. C'est un priorité, elle sort en urgence de l'hôpital se dirigeant vers une journaliste qui fait un bandage à un médecin. Elle lui sourit pour la remercier de son aide et sous ses yeux défait le bandage. Elle prend la pince qu'elle a dans la poche et arrache la balle sans anesthésie le médecin serre les dents. Elle le connait un peu, de vue surtout. Elle lui insuffle de l'énergie, il ne lui en reste plus beaucoup. Mais elle peut encore soigner une personne. Elle se retourne vers la journaliste. Une elfe, comme son patient.

"Vous pouvez m'amener un générateur, il y a un soldat qui vous aidera à l'intérieur..."

Elle se dirigea vers un infirmier mourant. En lui insufflant la dernière dose d'énergie qui lui restait, elle le sauve. Elle lui extrait les balles et commencent une chirurgie d'urgence pour le stabiliser. Elle espère que les brancardiers arrivent vite pour venir le chercher.
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Olianë Stidirië
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MessagePosté le: Mer 19 Mar - 10:53 (2008) 
Sujet du message: Dommages collatéraux
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La jeune Elfe fut brusquement rejointe par un autre médecin, qui défit le bandage et retira la balle. Sans anesthésie, mais sans cela, le blessé serait peut-être condamné. Elle semblait la remercier. Olianë sourit à son tour, gentiment, et observa la jeune femme user de pouvoirs magiques pour guérir le médecin touché. Ces magiciens étaient fascinants, mais également dangereux. C'est pourquoi elle accepta avec joie d'aller chercher le générateur demandé par la pratiquante des arts occultes. Pénétrant dans l'hôpital, elle se retrouva face à une scène semblable à celle de l'extérieur.

Toutes les vitres étaient fracassées, leurs débris étalés sur le sol. Plusieurs hommes étaient blessés par ces éclats, leurs mains, leurs visages ou leurs bras lacérés de partout. Les balles avaient touché d'autres personnes, plusieurs d'entre elles n'ayant manifestement plus besoin de soins. D'autres avaient été projeté au sol par l'explosion de la grenade. L'un d'eux, un soldat, étreignait sa jambe en hurlant et pleurant de douleur. Au minimum, une jambe cassée, au maximum, une hémorragie interne. Plusieurs médecins et infirmiers couraient partout, allant d'un blessé à l'autre, allongés à même le sol, faute de matelas. Quelques hommes et femmes couraient vers les armoires et les bandes de données inventorielles de l'hôpital, cherchant des soins.

Olianë arriva près d'une petite table, sur laquelle étaient entassés toutes sortes de matériel, dont un générateur. Le soldat dont avait parlé la femme dehors était invisible. Elle remarqua alors un corps vêtu d'un uniforme, étalé de tout son long à côté du meuble. Une tâche de sang s'aggrandissait derrière sa tête. S'efforçant de ne pas regarder, la journaliste attrapa l'engin et retourna vers l'extérieur. Elle fut rejointe par deux brancardiers. Déboulant dans la rue, elle vit que plusieurs militaires se mettaient en position. Peut-être craignaient-ils une autre offensive. Un tir de roquette qui atterit dans la rue, mais à bonne distance du bâtiment, suffit à justifier leur présence. Une épave d'ambulance brûlait, les corps à l'intérieur se consumant en silence. La jeune Elfe s'approcha de la femme et lui tendit le générateur :


"Tenez, voilà."


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Annie
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MessagePosté le: Ven 21 Mar - 00:49 (2008) 
Sujet du message: Dommages collatéraux
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La puissance d'Annie consistait en quelques point. Le premier, la destruction, elle pouvait reconvertir toute forme d'énergie en une arme de destruction hors du commun. Elle ne le savait que trop bien. En revanche, elle possédait le pouvoir retransmettre une énergie bénéfique. L'énergie qu'elle libérait ainsi dans son corps ou dans un corps étranger était retransmise directement au système immunitaire de la personne en question. Les défenses naturelles du patient trouvaient ainsi cent fois plus rapidement la cause du mal et la combattait plus facilement et d'une façon directe. Parfois, cela permettait des fois aux personnes mourrante de combattre la maladie qui les rongeait, ou les blessures qui les torturaient, un peu plus longtemps, ainsi elle pouvait maintenir un corps en vie pendant longtemps, malgré des blessures mortelles. Mais cette soudaine force naturelle qui traversait le corps des malades ne pouvait réparer les blessures les plus graves. Le système immunitaire était dépassé par certaines blessures, les blessures les plus graves. Il ne pouvait rien contre elle, même avec le surplus d'énergie qu'elle lui donnait. Il fallait un intervention extérieur et dans le cas présent, l'intervention consistait à stabiliser un corps en perditions au beau milieu d'un escalier, sans rien de plus que le matériel standard d'un bon docteur.

Annie se sentit vite dépassé par la chose, elle observait ses gestes, tout droits sortis d'un manuel, comme si elle regardait faire quelqu'un d'autre. Elle était là, comme avec l'émerveillement d'une petite fille devant le travail de sa mère, à se regarder faire ses gestes de secours basiques qui lui semblaient machinal. Usant d'une main sûre et stable, sans erreur aucune, elle faisait son travail dans l'urgence et la précision la plus totale. Sans anesthésie, une fois de plus, elle usait de ses talents pour sauver quelqu'un. Plusieurs organes vitaux avaient été touchés, il n'était  pas sûr de s'en sortir, même avec l'intervention de bons chirurgiens, ce genre de cas serait directement relégué à un des deux médecins miracle qui pouvait tout soigner en un instant. Cette magie serait sûrement la seule qui pourrait sauver l'individu qui se tenait dans ses bras.

Une chose qui frappait Annie, c'était le regard de son patient. Ce regard insistant qui la visait. Ce regard qui avait tout pour implorer. Elle n'osait pas le regarder, et si elle échouait ? Elle ne voulait pas que la dernière image que le pauvre homme est en tête fut son regard à elle. Il semblait évident pourtant dans l'instant présent qu'elle le soigner avec aisance et rapidité. Tout d'un coup, elle eut fini. Cette étrange impression de ne rien pouvoir faire de plus la pris au vif. Elle n'avait plus d'énergie à redonner pour d'autres patients et ne pouvait quitter cet homme avant l'arrivée des brancardiers. Elle songeait, et s'ils ne venaient pas assez vite. Elle pourrait lui donner une dose d'énergie en plus, mais elle se condamnerait au sommeil pour plusieurs heures dans ce cas. Elle se trouvait devant ce terrible choix que chaque médecin devait faire un jour ou l'autre. Prendre la décision de sauver une vie, d'avoir la gratitude de l'avoir fait, ou choisir de la laisser là, pour peut-être en sauver d'autres, mais dans un cas toujours hypothétiques que d'autres dans ce cas se présentent.

Heureusement, elle n'eut pas à prendre cette décision. La journaliste qu'elle avait envoyé cherché un générateur revint, l'objet en main, dévalant les escaliers pour le lui apporter. Mais le plus beau était que juste derrière elle, des brancardiers venaient à son secours. Elle prit le générateur dans les mains, avala l'énergie d'un seul coup. Comme à chaque fois, elle eut ce frisson de bonheur qui ne convenait pas à la circonstance, mais qui venait toujours dans ces moments. Le seul moment de bonheur qu'elle pouvait s'accorder dans ce genre de situation. Elle se ressaisit. Ce fut le tour des brancardiers qui immédiatement l'avait repéré, il se chargèrent du corps en un instant. Elle leur indiqua que le cas était extrême. Ils acquiescèrent et remontèrent les escaliers avec la hâte prudente qu'ils connaissaient bien. Annie, bien que n'ayant certainement pas fini son travail d'urgence, ressentait déjà un certain soulagement du travail accompli.

Elle se tourna vers la journaliste, lui sourit avec soulagement.

"Merci" dit-elle simplement.

Puis elle remonte les marche. On s'occupe déjà de ceux qui sont là. Elle peut retourner à l'intérieur. Elle remarqua une chose. Il semblait qu'il arrivait moins de blessés. Comme si enfin, le carnage commençait à prendre fin...
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Olianë Stidirië
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MessagePosté le: Dim 11 Mai - 23:46 (2008) 
Sujet du message: Dommages collatéraux
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La femme aux pouvoirs magiques retourna dans l'hôpital, plantant là la journaliste. Celle-ci commença ,à enregistrer le bilan et des témoignages de médecins. Elle allait devoir en couper une partie, celle non conforme à la censure. Il fallait faire croire que tout le monde croyait à la victoire, à la Monarchie, et au Monarche bien-aimé. Ce genre de chose - couper les paroles véritables, truquer les informations - le hérissait, mais c'était ça ou le peloton. Ou les Services... La pire crainte de tous. Même si personne n'était censé les connaître, tout le monde se doutait de leur existence. Olianë avait interrogé un seul Agent Spécial dans sa carrière, et sous une fausse identité. Elle en avait encore la chair de poule. Secouant la tête pour oublier ce souvenir, elle observa les derniers blessés être emmenés à l'intérieur.

Ce fut alors qu'un autre convoi de blessés arriva. Bien sûr, il n'y avait aucun Révolutionnaire parmi eux, leurs blessés étaient exécutés sitôt capturés. Des soldats uniquement, blessés apparement par des incendies, furent déchargés d'ambulances souillées par des gravas, des traces d'explosions. Les comabts semblaient rudes... En pur réflexe journalistique, elle sortit son appareil et commença à photographier.


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Annie
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MessagePosté le: Jeu 22 Mai - 11:13 (2008) 
Sujet du message: Dommages collatéraux
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[HRP: désolé du retard, j'avais pas vu la réponse^^ /HRP]

A l'intérieur, l'espace commence à s'éclaircir. On ne marche plus dans les couloir en enjambant les malades. On ne pousse plus un corps sans vie pour atteindre un mourant dans l'urgence. On ne crie partout pour que les médicament, que des soldats amènent en courant viennent soutenir les médecins. On commence à organiser l'hôpital. Les blessé grave disparaissent peu à peu dans différents endroits. Certains reviennent aussitôt, soignés, is retournent certainement se battre, s'engageant dans l'une des unité mixtes qui se forme sans arrêt, les autres sont recouverts par des draps, ils osnt arrivés trop tard. Le hall n'est plus encombré d'une multitude de soldats qui tiennent àpeine debout, épaulés par d'autres qui portent des bandages fait à la va vite. Tout se calme l'espace d'un instant. Un instant magic où les médecins, les infirmiers peuvent enfin souffler un peu. Plus la peine de courir partout, plus la peine de se précipiter sur les blessé pour éviter qu'ils ne meurent.

Annie profite de ce moment pour souffler, ce tout petit repos est mérité. Elle travail depuis le début de l'ofensive, elle n'a rien mangé mais elle est pleine d'énergie. Elle pourra rester encore longtemps. Elle pourra tenir jusqu'à la fin certainement. Déjà il lui semble que les combats se calment. Que les blessés n'affluent plus. La voiture qui est passé n'était qu'un vestige d'une troupe entière. L'hôpital se vide de sa surcharge. Bien sûr il y a toujours des blessés qui attendent d'être soignés. Bien sûr il y a toujours des mourrants. Bien sûr ce n'est pas encore finit on risque pour certains d'en avoir pour plusieurs jours. Mais qu'importe, maintenant, on sait qu'il n'y a plus autant d'urgence. Et que petit à petit, le nombre de patient va diminuer. En bien, ou en mal. Alors Annie prend une seconde de repos au cours de laquelle elle s'essuie son front de sueur avec la manche de sa blouse. Elle se sent d'un coup beaucoup mieux. Plus légère. Elle va vers un patient qui n'a plus de bras, et qui explique à on camarade qui n'a plus de jambe que Yorn est le meilleur général. Elle se demandent comment peuvent-ils le croire ? Certes c'est la victoire, l'ennemi est en déroute, mais ils y a des morts et des blessés partout. Ce prix est-il nécessaire ?

Soudain, elle s'arrête dans son élan. Elle se retourne, regarde au dehors avec un mauvais pressentiment. Elle n'a pas tort. Trois camions entier de blessés viennent d'arriver. Déposant à nouveau un flux de soldats mourrant qu'il faut soigner d'urgence. Le calme qui avait envahit l'hôpital était de courte durée. Tout recommence alors, les blessés entrent par dizaines, sur des civières de fortune ou se supportant les uns les autres. Les médecins acourent. On évalue rapidement les priorités. Annie en repère un qui à près de trois balle dans le ventre. Il se vide de son sang. Elle inspire à fond l'air nauséabond et repart dans la mêlée pour le soigner. Elle lui administre une dose dénergie, assez pour qu'il tienne encore une heure, malgré la souffrance ignoble qu'il doit subir. Elle crie :

"Chirurgie !"

Puis elle aide à mettre le corps sur un brancard qu'une infirmière s'est enpressée d'amener. On emmène le corps dans un salle d'opération, en urgence. Comment s'en est-il sortit ? Avec ses blessures, il aurait déjà du mourir en moins de deux minutes. Annie retournes aux blessés, les plus urgent ont déjà tous été prix en charge où sont décédés. Elle aide un officier qui a prit une balle dans la jambe à s'asseoir, il a été porté jusqu'ici par deux soldats valides qui s'inquiètent sur son état. Elle les rassure. En un instant, elle retire la balle referme la plaie et administre de l'énergie. Il s'en sortira. Les soldats l'emmenent à l'étage des officiers pour qu'il se repose.

Elle remarque alors la journaliste qui l'a aidée, elle prend des photos des arrivants. Elle change soudain ses sentiments envers elle. Ce n'est finalement qu'une journaliste, ce qui l'intéresse c'est son article, tous ces blessés ne font qu'un bon sujet. Elle ne comprend pas ce comportement. Même des civils ont voulu aider les médecins, en bon patriotes. Et ils sont d'un grand secours dans ces moment là. Mais les journalistes eux n'ont que faire de la douleur, tout ce qui les intéresse ce sont ces photos chocs qui se vendent très cher. elle crache intérieurement contre cette personne immonde à ses yeux.

Des soldats blessé entament un chant à la gloire du Monarque. Un sergent vient d'entrer, les combat son presque terminés, les rebels se sont reformés et résistent de pied ferme maintenant. On arrête l'offensive, mais c'est la victoire. L'avancée est psectaculaire sur l'ensemble de la ville assure-t-on. Pour Annie, cela veut dire une seule chose, on va pouvoir ramasser les blessés et les amener. Il y en a encore pour un long moment, très long moment.
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