Jeu de rôle, toutes races confondues, ville en pleine révolution
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Vous avez dit calme?

 
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Milian Traun
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MessagePosté le: Mer 27 Fév - 14:10 (2008) 
Sujet du message: Vous avez dit calme?
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Enfin un peu de tranquillité. Cela n'arrivait pas souvent. Entre les séances à l'Assemblées, -bien que purement stériles, il y en avait tout de même un certain nombre-, les escarmouches, les rencontres avec les hauts fonctionnaires, ou avec les chefs révolutionnaires, Milian avait rarement du temps libre à s'accorder. Là, il possédait quelques secondes de répit. Le Boulevard de la République étant la place la plus près de l'Assemblée, il avait décidé de s'offrir quelques minutes de repos. Ce n'était pas désagréable. Même si le Boulevard de la République n'était pas l'endroit le plus plaisant ni le plus tranquille de la ville, il ne pouvait s'accorder que cela. Boulevard de la République... Quelle bonne blague! Et pourquoi pas Rue de la Liberté, pendant qu'on y était? Tous ses noms pédants, creux, parfaitement inutiles§ Comme son propre titre, Représentant du Peuple. Alors qu'il avait été élu par des nobles loyalistes! Et, que, de plus, l'Assemblée ne servait strictement à rien. Il connaissait des clubs de lecture pour personnes âgées qui étaient plus influents. Tout le monde savait bien que le réel pouvoir était aux mains du Monarque!

-Seigneur Traun?

Milian se retourna vers le sergent Simonie. Un bravo homme. Droit, autant qu'un militaire pouvait l'être. Chef des quelques gardes du corps qu'avaient droit Milian en tant que Parlementaire, il remplissait sa tache avec application.

-Q'y-a-t-il sergent?
-Hum... Et bien... Nous ne devrons pas rester longtemps, Monseigneur. Sauf votre respect. Nous ne sommes pas très loin des combats urbains.

En effet. Bien que dans le quartier politique, une des zones les mieux protégés de toute la ville, la sécurité n'existait plus nul part. Milian était sur que, s'il tendait l'oreille, il pourrait entendre des coups de feu ou des explosions. Ici, rien n'était épargné. Cette ville, c'était l'enfer! Oh, bien sur, il en était aussi l'un des investigateurs, d'une certaine façon. Après tout, n'avait-il pas soutenu la Révolution, que se soit moralement on financièrement, bien que toujours dans le plus grand secret? Alors, oui, d'une certaine façon, il était en parti responsable du chaos qui régnait. Mais il ne le regrettait pas. Même si la sécurité n'existait plus pour l'instant. Il aurait, bien sur, aimé que tout se passe dans le calme. Mais il ne peut y avoir de révolution sans sang. Même s'il l'avait en horreur. Mais pour la justice, il était prêt à ne pas connaître la tranquillité, à ne plus savoir ce que le mot repos signifiait, il était prêt à ses sacrifices. Et ne plus pouvoir se promener tranquillement sans être continuellement sur le qui-vive, et accompagné d'une escorte, cela aussi en faisait parti.

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MessagePosté le: Mer 27 Fév - 14:10 (2008) 
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Général Yorn
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MessagePosté le: Jeu 28 Fév - 23:57 (2008) 
Sujet du message: Vous avez dit calme?
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Il avait réussit à survivre encore une fois. Pour toutes ses batailles, il était allé vers les premières lignes. Depuis qu'il n'était plus le capitaine de terrain, il avait continuellement ressentit le besoin de retourner sur le terrain. De plus, cela lui avait toujours donné une véritable autorité parmi ses troupes. Ils l'écoutaient plus facilement, ils l'aimaient même pour certain. Et encore une fois, malgré qu'il se soit directement exposé au danger, il survivait. Il n'avait même jamais eu l'impression de devenir la cible des ennemis. Au contraire. Ils le laissaient tranquille la plupart du temps. Etrange. Il n'avait jamais vraiment compris cela. Etait-ce par respect ? Par peur ? Qui sait. Lui même n'aurait pas donner l'ordre de tirer sur un général ennemi observant le même schéma. Il aurait éprouvé un respect profond pour cet officier qui dans ce cas prenait des risque pour ses hommes. Un bon général.

Il était retourné après un combat contre une bande de révolutionnaire, à sa voiture. Où, son aide de camp, qui semblait d'une confiance impénétrable l'attendait, cigarette à la main. Il donné quelques ordres, sans l'accord de Yorn pour certaines rues éloignés, en fonction des rapports qu'on lui faisait. L'elfe avait été raisonnable et même brillant sur certains points. Yorn le félicita. Ce serait cet officier qui l'aiderait le plus dans la suite des évènements. Il avait l'habitude de la ville. Il serait plus efficace que Yorn, du moins au début. Mais pour le moment, il lui fallait un allié politique proche des Révolutionnaires. Il pourrait les calmer. Après l'attaque de la journée, ils ne resteraient pas sans rien faire. Il y aurait des représailles. Il fallait limiter cela au maximum.

Un allié politique, cela voulait dire un parlementaire. Sans réel pouvoir, certains arrivaient à posséder une véritable influence. C'était l'essentiel. Son aide de camp l'informa qu'un parlementaire rentrait dans ces critères. Parfait ! Il devait le voir, dès maintenant, avant de s'installer quelque part. De plus ce parlementaire avait prit part à la négociation de trêve, que le Général avait si aisément brisé.

La voiture fila vers le boulevard de la République où se tenait toutes les grandes instances du pouvoir. Il risquait de le trouver ici. Il n'était plus escorté des chars d'assauts, qui avaient prit part au combat, mais de deux voitures légères d'assaut, avec mitrailleuse lourde à l'arrière. C'était plus discret et plus rapide. Le général, dans son uniforme officiel, siégeait toujours à l'arrière de la voiture. Ecoutant patiemment le bruit du moteur. Ils arrivèrent enfin au boulevard. Yorn fatiguait un peu, cette inactivité ne l'aidait pas à se tenir éveiller. Pourtant il sentit bien lorsque son aide de camp ordonna l'arrêt des véhicules.

Le parlementaire, seigneur Traun, était sur le boulevard, avançant au milieu d'une petite escorte. Yorn, en voyant cela, grommela un peu, des hommes inutilement nommés pour des parlementaires sans intérêt. Il faudrait qu'il règle cela. Il ouvrit la portière, sans regarder l'homme en face, pour ne pas lui infliger la torture de son regard, il dit :

-Seigneur Traun... Montez je vous prie, j'ai à vous parler.
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Milian Traun
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MessagePosté le: Ven 29 Fév - 14:26 (2008) 
Sujet du message: Vous avez dit calme?
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Alors que Milian continuait de déambuler sur le Boulevard de la République, il s'aperçut rapidement que ses troupes se tendirent. Quelque chose les rendait nerveux. Que se passait-il? Le parlementaire questionna Simonie du regard. Ce dernier n'eut même pas le temps de répondre que le jeune noble comprit. Il entendait un bruit de moteur. En effet, de loin, il vit plusieurs véhicules qui fonçaient droit sur eux. Mais était-ce vraiment à eux qu'ils en voulaient? Milian eu un très faible sourire. Décidément, l'ambiance actuelle rendait tout le monde plus ou moins paranoïaque. En même temps, c'était logique. C'était toujours ainsi pendant une guerre civile. En tout cas, Milian se demandait qui était ces gens, apparemment si pressés. D'ici, il ne voyait absolument pas de qui il s'agissait, vu la rapidité des engins. Il ne tarderait sûrement pas à le savoir. Ils allaient bien dans leur direction, autant qu'il pouvait en juger.

Et c'était effectivement le cas. Les trois véhicules s'arrêtèrent juste en face de ses gardes du corps. Milian put voir qu'il s'agissait de militaire. Il fronça un peu les sourcils. Que lui voulaient-ils? Avaient-ils découvert son secret? Il vit alors, encadrés entre deux voitures armées, un homme haut-gradé, d'après son uniforme. Milian se détendit. On n'aurait pas envoyé un général pour l'arrêter. Et surtout pas dans le plus grand secret, on aimait bien faire des arrestations des grands spectacles, pour impressionner les opposants. Milian fixa le général. Ce fut seulement qu'il le reconnut: Yorn! Petit général obscur officiellement, mais, d'après les services de renseignement de Milian parmi les rebelles, il était aussi le chef des armées qui devait mater les révolutionnaires.

Celui-ci pria le parlementaire de le rejoindre dans sa voiture. Il avait à lui parler. Milian hésita. Que pouvait-bien vouloir un général à un Représentant du peuple comme lui, politique sans pouvoir? Étrange... Il jeta un regard à Simonie. Celui-ci fronçait les sourcils ouvertement. Il n'avait pas l'air d'accord.

-Monseigneur, il ne serait peut-être pas sage de...
-Voyons, sergent, si on ne peut plus faire confiance à l'armée, où va le monde?

Milian avait dit ces mots avec une ironie à peine flagrante. Il avait fait son choix. Il grimpa dans le véhicule, au grand désarroi du chef de sa garde. Tant pis. Il faisait peut-être preuve d'impétuosité, mais il voulait savoir ce que lui voulait Yorn. Étrangement, ce dernier ne le fixait jamais droit dans ses yeux. Décidément, il inspirait bien des mystères, ce général!

-Et bien, que me voulez-vous?

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Général Yorn
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MessagePosté le: Sam 1 Mar - 18:57 (2008) 
Sujet du message: Vous avez dit calme?
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L'homme monta dans la voiture. Non seulement son sergent-garde du corps était mal employé, mais en plus, il avait fait une remarque sur le général. Ne lui accordant aucune confiance. Comment pouvait-il tolérer cela. Ce sergent ne méritait pas son grade. Ce n'était qu'un avorton. Une tare. De la chair à canon de première ligne. Rien de plus. Le parlementaire qui semblait avoir remarqué que le général ne le regardait pas dans les yeux, demanda la raison de cet abordage. Mais Yorn n'y fit pas attention. S'il se demandait la raison pour laquelle le général ne le regardait pas dans les yeux, il aurait un exemple.

Le général énervé sortit la tête de la voiture et fixa le sergent dans les yeux. Celui-ci, pris par surprise n'eut d'autre choix que de détourner les yeux face à la douleur interne qui l'avait frappé.

"Sergent, vous passez seconde classe, retournez au front." dit-il simplement avant de retourner dans sa voiture.

Il soupira de contentement. Il était le général de la ville après tout. Il n'allait pas se laisser marcher sur les pieds dès le début. Cela rimait à quoi. Pour la bataille il dressait déjà le bilan d'une victoire. Si derrière il était clément, à quoi cela rimait. Il tiendrait ce monde d'une main de fer. Et si ses officiers lui manquait de respect, il n'hésiterait pas à les faire baisser de plusieurs crans dans la hiérarchie.

Il revint à son parlementaire toujours assis dans la voiture.

"Seigneur Traun, nous avons besoin de vous pour calmer la folie vengeresse des rebelles. Je ne veux pas d'effusion de sang supplémentaire ce mois ci. Et j'ai cru comprendre que vous étiez bien vu par leur chef... Alors je m'adresse à vous."

Il se tut, le regard toujours ailleurs. Il ne révéla pas qu'il le soupçonnait fortement d'être un rebelle lui-même. Cette bonne entente devait dépasser la simple relation diplomatique. Enfin bref, s'il réussissait cela, il le laisserait tranquille.
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Milian Traun
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MessagePosté le: Ven 14 Mar - 18:50 (2008) 
Sujet du message: 333399
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Ces yeux… Milian ne comprit que trop rapidement le pouvoir que pouvait dégager le général Yorn. Ce pouvoir n'était pas que militaire. Il possédait vraiment des compétences occultes. Il avait fixé droit dans les yeux le pauvre sergent Simonie. Une vive douleur avait apparemment saisi le garde du corps. Milian voyait bien la grimace de souffrance atroce sur son visage. Le parlementaire foudroya du regard le général. Il se contrôla à la perfection, mais il avait une réelle envie de le frapper. Cette arrogance, cette torture pour, le brave Simonie qui ne l'avait pas insulté... Le jeune noble se calma. Mais une colère froide contre le général sommeillait toujours. Il avait de plus renvoyé SON chef de ses gardes du corps, le renvoyant sur le front. Vu le nombre de mort, il allait sûrement y passer, surtout en simple soldat.

-Sauf votre respect mon général, le sergent Simonie agit sous mes ordres. C'est un brave homme qui m'est précieux, et...

Il ne chercha même pas à discuter. Si le général avait fait son choix, il aurait peu de chances de réussir à le faire changer d'avis. Il regarda tristement son désormais ex-sergent. Il lui manquerait. Il faudra qu'il pense à faire quelque chose pour lui. Le cacher, le faire protéger par des rebelles, quelque chose qui pourrait le laisser vivre. La vie était quelque chose de trop important pour être gâché, surtout à cause d'un général autoritaire.

Celui-ci ne désirait pas rencontrer le noble pour rien. Lorsqu'il lui dit ce qu'il voulait, Milian manqua de devenir blanc. Heureusement, il contrôlait parfaitement ses nerfs. C'était ce qui lui avait permis de rester dans le secret jusqu'à présent. Sinon il serait mort depuis longtemps ! Yorn voulait qu'il calme les révolutionnaires, qu'il parle à leurs chefs afin qu'il n'y ait pas de représailles. Apparemment, le militaire le soupçonnait fortement d'avoir des liens avec les révolutionnaires -ce qui n'était du reste pas faux. Comment le savait-il? Traun avait été si prudent... Mais, il s'agissait apparemment plus de suppositions que de réelles certitudes. Le jeune homme se mit à rire:


-Vraiment générale, quel honneur! Moi, Milian Traun, descendant d'une des plus nobles familles de Yarolesen, je serai lié aux rebelles, à ces petits anarchistes! Je ne voudrai pas vous vexer, mais vous penser vraiment qu'un parlementaire comme moi irait se mêler à eux? Je ne pense pas partager les mêmes valeurs qu'eux...

Il espérait que son mensonge serait cru par le général. En tout cas, il était assez crédible. Qui pouvait voir une noble tel que lui plongé dans de sinistres affaires de révolution?

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Général Yorn
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MessagePosté le: Sam 15 Mar - 14:42 (2008) 
Sujet du message: Vous avez dit calme?
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Traun en plus d'être un révolutionnaire passif était un mauvais menteur. Yorn eut un petit rictus, celui qu'il avait d'habitude pour les remarques qu'on lui faisaient. Il ne regarda pas le noble dans les yeux. Il n'en avait pas besoin. Dans sa voix ou dans le choix des mots le mensonge planait. Mais qu'importe. Le général remarqua que son aide de camp détournait la tête pour étouffer un petit rire. Yorn laissa couler, il le ferait disparaître plus tard s'il le fallait. Pour le moment il avait besoin de lui. Il savait qu'il avait aidé à négocier la trêve et cela, il ne pouvait le cacher.

Yorn remis ses manches. Le militaire qu'il venait de dégrader était un garde du corps personnel du seigneur. Tant pis, il le garderait s'il voulait, mais qu'il n'y ait plus d'affront de se genre ou la noblesse irait faire ses courses à pied. Il espérait que le parlementaire l'entendait de cette façon.

"Mon seigneur, je crains que vous n'ayez pas compris, je n'ai jamais dit que vous étiez lié, je ne sais comment à ses rebelles, à ses émeutiers, mais que vous aviez réussit à négocier une trêve et ne le caché pas, je vous en suis reconnaissant, mais aujourd'hui j'ai encore besoin de vous. Même si vous n'appréciez pas les révolutionnaires, eux vous écoutent, ils peuvent parler avec vous. Gagnez moi un peu de temps, c'est tout ce que je vous demande. Quelques jours suffiront, les pertes ont été conséquentes des deux côtés. Je pense que c'est la meilleure solution, pour nous comme pour eux. Alors ma demande est simple, arrangez-vous pour me faire gagner un jour ou deux. J'attends encore des renforts. Ensuite je pourrais relancer une attaque ou me défendre sans problème, mais par pitié, donnez-moi une trêve !"

Il avait dit cela d'un ton léger et sérieux. Il en avait réellement besoin. Pour gagner la bataille il lui faudrait de laide dans se genre. Collaborer avec l'ennemi, ou avoir des relation avec celui-ci avait toujours été, au fil de l'histoire un des atouts majeur de la victoire. Le général avait gagné une bataille une fois en communiquant avec l'ennemi. Il avait fini par les convaincre de certaines choses, qui les avait fait agir de travers. Il espérait seulement que le "descendant d'une des plus nobles familles de Yarolesen" saurait s'acquitter de cette mission.
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Milian Traun
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MessagePosté le: Jeu 27 Mar - 09:07 (2008) 
Sujet du message: Vous avez dit calme?
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Apparemment, le ton condescendant et arrogant qu'il avait affiché n'avait pas marché. Yorn ne le croyait pas. Etrange. Habituellement, les gens fonçaient dans le panneau. Il fallait dire que Milian jouait à la perfection le rôle de l'aristocrate léger et impertinent. Mais le général n'était pas dupe. En même temps, celui-ci n'était pas n'importe qui, et surtout pas un simple d'esprit. Ne lui avait-on pas confié l'Armée Monarchique dans son intégralité pour contrer la menace des rebelles? Il ne risquait de tomber la tête la première dans n'importe quel subterfuge. Mais il y avait une différence entre les deux hommes, et qui changeaient tout: l'un était général, l'autre politicien. Si la parole et le charisme étaient important pour ces deux rôles, elles avaient des buts différents. Le général en usait pour haranguer ses troupes, et Milian pour ses fins politiques. Et il était bien plus dur de convaincre un politique qu'un simple soldat...

Yorn y tenait à cette trêve. Probablement pour des tactiques militaires qui Milian ne saisissait pas totalement, même s'il se doutait, d'après ce que son interlocuteur lui disait: que ses troupes se refassent une santé. Selon lui, c'était profitable pour les deux camps. Mais le jeune noble pensait que cela l'arrangerait surtout lui. Les combats étaient violents, il le savait. Ses espions le tenaient au courant. Une trêve leur saurait sûrement profitable aussi. Mais Milian ne voulait pas. Premièrement, déjà, il ne voulait pas faire plaisir à Yorn. Il n'était pas à ses ordres. Ensuite, il doutait que les rebelles l'écouteraient. Tous en tout cas. Et, si le généralissime venait lui demander une pause, c'était probablement parce qu'il avait subi quelques revers. Connaissant les révolutionnaires exaltés, s'ils avaient gagné quelques victoires, ils refuseraient se s'arrêter, malgré les pertes, malgré ce que pouvait leur conseiller la raison. Pour justifier son refus, Milian joua la carte de la noblesse méprisante:


-Et qu'ai-je à faire, général? A aller traîner dans ces faubourgs malfamés, pour aller trouver des révoltés cacher comme des ras? Voudront-ils écouter un parlementaire, général? Malgré l'influence que vous me prêtez, j'ai cru ouie dire que les révoltés n'étaient jamais tous d'accord entre eux. Je ne vois pas pourquoi je ferai cela, au risque de me prendre une balle dans la tête, Dieu sait où! Quel est mon intérêt ?

Il jouait gros. Très gros. Il savait ce qu'il risquait. Yorn pouvait le condamner à de lourdes peines. La mort peut-être? Il était parlementaire, certes, mais vu le pouvoir dont ceux-ci disposaient... Il avait peut-être parlé un peu trop brusquement. Il précisa:

-Sincèrement, général, je ne pense pas vous aider du coté des rebelles. Je puis, néanmoins, peut-être voir ce que je peux faire du coté de l'Assemblée.

Une promesse qui ne tenait à rien, il le savait-et Yorn devait le savoir. Que pouvait-il faire à l'Assemblée? Voter pour une mention qui demanderait une trêve? Les rebelles ne seraient pas dupes. Mais il n'avait pas le choix. Le militaire se doutait de quelque chose, et son rôle d'agent double était sérieusement compromis. Il irait peut-être voir les révolutionnaires. Si cette trêve les arrangeait, il la tenterait peut-être. Mais ce n'était vraiment pas pour faire plaisir à ce petit homme omnipotent que se trouvait face à lui!

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Général Yorn
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MessagePosté le: Jeu 27 Mar - 19:17 (2008) 
Sujet du message: Vous avez dit calme?
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Plus le noble parlais, plus il s'enfonçait dans la bêtise. Il parlait avec tact, mais sans aucun fond et surtout sans raison apparente. On aurait cru que la politique lui était étrangère. Mais après tout en temps de guerre les règles n'étaient plus les mêmes. Il commença par se défendre refuser, prétextant trop de discorde chez l'ennemi. Justement, c'était un atout militaire, mais cela devait échapper à ce politicien. Plus l'ennemi serait divisé, plus il serait facile à vaincre. En convaincre une majorité, même petite et fragile, donnait un avantage incomparable au général. S'il n'avait à ce défendre que contre quelques uns d'entre eux, une bande de rebelles parmi les rebelles, il l'emporterait aisément affaiblissant énormément son ennemi. Puis il essaya de se rattraper, disant qu'il pouvait peut-être faire quelque chose à l'assemblée. L'assemblée, ce politicien méritait d'être enfermé pour stupidité ! Qu'est-ce qu'un général en chef avait à faire de l'assemblée ? S'il voulait arrêter les combat, il le décidait seul, sans l'aide de personne. L'assemblée n'avait pas son mot à dire la dessus. Et même si elle le faisait, cela n'aurait aucune incidence sur le choix d'un militaire. Une fois de plus il eut ce rictus fâcheux. Il sentait à côté de lui, son aide de camp étouffer un rire mesquin de moquerie.

"Et bien, mon seigneur, apprenez que je n'ai que faire des discordes qui hantent les rang de mon ennemi, je vous demande de le convaincre de faire une trêve de quelques jours. Et si vous n'arrivez pas à les convaincre, je me contenterais de la moitié. Si nous n'arrivez pas à vous acquitter d'une tâche aussi simple, alors je passerais outre votre rang lorsque je rendrais mon rapport aux services spéciaux, est-ce bien clair ?"

Il se tut, le laissa réfléchir à cela. Il le menaçait directement, presque sans détour. Il lui fallait cette trêve, si Traun ne comprenait pas qu'il rendrait plus service à sa cause vivant que mort, alors Yorn n'hésiterait pas à trouver quelqu'un d'autre.

"Quant à l'assemblée, je ne vois pas en quoi vous me seriez d'une quelconque utilité à ce niveau là. Je ne vois même pas en quoi, l'assemblée elle même pourrait me servir..."

L'insulte était peut-être inaudible, mais elle était là. On la sentait dans l'air. Yorn se posait en ce qu'il était, un maître absolu de la situation.
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Milian Traun
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MessagePosté le: Ven 28 Mar - 19:11 (2008) 
Sujet du message: Vous avez dit calme?
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Yorn prenait vraiment Traun pour un imbécile. Il suffisait de voir le regard d'extrême dédain qu'il lui lançait. Et ce rire moqueur -et complètement puéril- de son second ! Ce rictus sur son visage... Milian avait vraiment envi de lui mettre une bonne paire de baffe! Heureusement qu'il savait se contrôler... En tout cas, il était évident qu'ils prenaient le jeune homme pour le roi des idiots. Il fallait avouer qu'il y avait de quoi, avec sa réflexion sur le Parlement. Et bien, tant mieux! On ne se méfie pas des benêts! Il valait mieux passer pour un abruti inoffensif que pour un sournois intelligent. Surtout en politique, par ces temps si troublées.

Milian n'apprécia pas du tout, mais alors pas du tout, la réflexion de Yorn. Un rapport le concernant aux services spéciaux. Marche ou crève, en gros! C'était toujours terriblement sympathique! Mais aussi très encourageant, il n'y avait pas à dire. Le parlementaire n'ignorait pas quels châtiments exerçaient les services spéciaux à ceux qui tombaient entre leurs mains. La torture, la mort, et autres joyeusetés! A dire vrai, cela ne le tentait en aucune manière. Même s'il était révolutionnaire (caché), il tenait à la vie. Ce n'est pas parce qu'il avait accepté de la donner au service d'une certaine cause qu'il désirait la perdre. Il était plus utile vivant que mort. Son rôle n'était pas celui d'un combattant. Il les soutenait, et tentait de lier les politiques pour un régime plus démocratique. Il ne tenait donc pas à mourir entre les mains de sadiques.


-Le chantage, général! Magnifique arme, n'est-ce pas? Autant vous dire qu'en politique, elle nous est d'un grand secours!

Il soupira.

-Enfin... Je verrai si je puis faire quoi que se soit pour vous. Je ne garantis pas les résultats néanmoins.

Ce qui pouvait passer pour un travail pour le militaire l'arrangeait bien, en fait. Ainsi, il courrait moins de risques au niveau des loyalistes, si on savait qu'il avait aidé le général. De plus, il pourrait contacter les révolutionnaires, sans trop de soupçons. Quant à cette trêve... On verra bien!

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Général Yorn
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MessagePosté le: Mar 1 Avr - 22:04 (2008) 
Sujet du message: Vous avez dit calme?
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Enfin, le politique revenait vers la voie de la raison. Il se résignait dans son raisonnement de petit révolutionnaire suralimenté. Ce rôle de seigneur contre la monarchie lui allait mal, mais ce n'était pas au Général de douter. Avec les rapports qu'il entretenait avec les services spéciaux, il avait peut-être plus d'influence que n'importe qui, peut-être plus que le monarque lui même. Mais pas autant que le chef des services spéciaux en personne. Dont il ne connaissait ni le nom, ni le visage, seulement la voix à travers un téléphone, lui demandant d'oublier la dernière guerre qu'il avait faîte. En bon soldat, il l'avait oublié, il savait le sujet compliqué et peut-être trop incompréhensible pour une population déjà en colère. Mais quoi qu'il en soit, le général arrivait toujours à ses fins. Son pouvoir était tel ici, que nul n'aurait pu le contredire. Il doutait même que le Monarque lui même fut plus populaire au sein de l'armée. Mais cela restait à prouvé et la gloire d'une victoire restait passagère. Il ne le savait que trop.

Il fit un signe au chauffeur qui arrête la voiture à l'autre extrémité du boulevard. Il ouvrit la portière invitant le seigneur Traun à sortir. Il avait obtenu ce qu'il voulait.

"Bien, mon seigneur, je ne vais pas prendre encore plus de votre temps, vous avez à faire. Et croyez bien qu'entre gentilhomme, il y a toujours un terrain d'entente..."

Son aide de camp resta impassible, observant la scène comme s'il s'agissait d'un documentaire animalier. Il souriait cependant, avec ce sourire qui avait de quoi agacer.

"Au revoir" souffla Yorn.
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Milian Traun
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MessagePosté le: Ven 11 Avr - 15:09 (2008) 
Sujet du message: Vous avez dit calme?
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Vraiment, quelle distinction ce général! Un tact fou, une grand sens de l'humour, avec en plus, une touche de chantage. Charmant cet homme! Tout pour plaire. Ne parlons pas de son aide de camps. Milian le détestait au moins autant que son supérieur, voir plus. Arrogant, adepte de la moquerie et de la méchanceté gratuite, une tête à claque. Les deux hommes formaient bien la paire. Apparemment, désormais que Milian avait accepté ses ordres, Yorn le laissait là. Un peu comme un objet qu'on venait d'utiliser. Très agréables, vraiment! Il était sûrement très apprécié de l'armée, et le Parlementaire s'était bien rendu compte qu'il était plutôt intelligent et rusé, mais, en tout cas, le jeune homme se jura une haine éternelle pour lui. Une raison de plus pour son engagement.

-Et bien, général, je fus ravi de la conversation. La balade était également très satisfaisante. A une prochaine fois!

Ce faisant, il salut l'officier puis descendit du véhicule. Il avait eu du mal à ne pas faire percer l'ironie dans ses propos. Oui... A une prochaine fois! Mais Milian espérait que, lorsqu'il reverrait Yorn, les situations de force seront inversées. Yorn était le parfait exemple du pourquoi de la révolution. Quelqu'un qui à tous les pouvoirs, et qui en use à volonté, selon son bon vouloir. Un tyran quoi... Le pire c'est que la plupart était ainsi. Que dire alors du Monarque! Alors, Milian souhaitait vraiment que la prochaine fois qu'il le verrait, Yorn sera tombé de son piedéstale... En tout cas, le noble fera tout pour l'en déloger!

En tout cas, pour l’heure, il fallait qu’il retrouve ses gardes du corps. Une séance à l’Assemblée fantoche n’allait pas tarder !

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 22:42 (2018) 
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